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Saint-Martin, terre de nautisme dans la Caraïbe

L’île de Saint-Martin est non seulement dotée d’une double nationalité franco-hollandaise, mais également d’infrastructures nautiques hors pair qui attirent toute l’année voiliers et bateaux à moteur. Un must pour tous ceux qui souhaitent rénover, réparer ou, simplement, profiter d’une île aux mille facettes.

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Saint-Martin attire chaque année de nombreux voiliers qui sillonnent les nombreux mouillages de l'île.

Ici, le plaisancier comme le propriétaire d’un gros yacht sont les bienvenus et tout est organisé pour leur faciliter la vie. Des pontons pour débarquer en dinghy, des shipchandlers à foison, des mécaniciens qualifiés, des chantiers navals, des couturiers spécialisés en sellerie. Le tout avec des tarifs hors-taxes qui attirent chaque année de nombreux bateaux. De plus, il est aisé de se déplacer à Saint-Martin quand on vit sur un bateau. De nombreux quais permettent de d'accoster aux quatre coins de l’île et la plupart des services nautiques sont accessibles en annexe grâce à une immense lagune intérieure (la plus vaste des Caraïbes) permettant de circuler par les eaux. On passe ainsi de la partie française à hollandaise sans souci pour aller s’approvisionner dans les grandes surfaces ou les magasins d’accastillage. De nombreuses marinas accueillent à l’année ou le temps d’une escale les voiliers comme les méga-yachts qui depuis la fin de la crise sanitaire se sont multipliés sur les pontons. Cette circulation des bateaux entre la mer et la lagune intérieure est rendue possible par deux ponts levant, l’un en partie hollandaise et l’autre sur la façade française. Des ponts qui s’ouvrent chaque jour à des heures précises (et respectées) et qui fonctionnent parfaitement. Ce qui n’est pas le cas, si l’on prend l’exemple de la Guadeloupe, où les deux ponts de la Rivière Salée ne sont hors service depuis 2013. Un arrêt brutal qui a immanquablement impacté le tourisme nautique sur l’île.

Cap sur l’économie bleue

Mais revenons à Saint-Martin où la filière bleue occupe une place prépondérante dans le l'économie de l’île. Ici, les deux parties du territoire ont adopté un développement touristique à « l’américaine », bénéficiant de surcroit du statut de port franc permettant l’entrée facile de capitaux et d’une main-d’œuvre diversifiée et qualifiée. Bien sûr, en parallèle une forte immigration plus ou moins clandestine s’est déployée et l’île compte aujourd’hui 70 nationalités différentes. En 20 ans, la population a ainsi plus que doublé ! Et même le tristement célèbre ouragan Irma de 2017 qui a ravagé l’île n’a pas entamé l’attrait de l’île. Si certains habitants ont choisi de quitter Saint-Martin dans la période postcyclonique en raison de l’insécurité et de l’état catastrophique des infrastructures balayées par le vent et la houle, beaucoup n’ont pas tardé à revenir. Car après quelques mois de flottement et la mise en route de vastes chantiers de reconstruction, l’activité économique a repris sa croissance dès la fin du Covid. Il est ainsi fréquent que 7 bateaux de croisière fassent escale le même jour à Philipsburg contre tout au plus 2 en Guadeloupe. Mais ici, à terre, tout est organisé pour accueillir ces touristes étrangers. S’ils ne débarquent souvent que quelques heures, c’est avant tout pour dépenser leurs devises dans les innombrables boutiques en duty free, les restaurants ou les bars de plage. Côté excursions, ils sont également servis avec une foule d’activités à pratiquer sur terre comme en mer. Il est ainsi possible de faire le tour de l’île en taxi, de visiter les nombreux forts et vestiges historiques de l’ile, de déguster du rhum ou de réputés vins français. En mer, le choix est également vaste entre les sorties en scooters de mer, les day charters qui conduiront les visiteurs sur les plus belles plages de l’île ou navigueront à l’heure du coucher du soleil pour simplement profiter du spectacle, un bon rhum punch à la main.



La destination incontournable du nautisme dans la Caraïbe

En axant son développement sur la filière nautique, Saint-Martin s’est donc imposé ces dernières années comme une destination incontournable dans la Caraïbe. Une stratégie qui a généré uniquement sur la partie française la création de 68 entreprises dédiées aux activités maritimes pour un chiffre d’affaires de 95 millions d’euros. Pour la partie hollandaise de l’île, les retombées sont encore plus importantes. Les 10 marinas de Sint Marteen sont aujourd’hui du même niveau que celles de Fort Lauderdale ou Monaco et constituent le port d’attache de gigayachts de plus de 300 pieds. Le nouveau Yacht Club Isle de sol est d'ailleurs spécialisé dans l’accueil de ces mégayachts et offre tous les services nécessaires à cette clientèle fortunée. De nombreux emplois ont ainsi été créés, de surcroit non délocalisables et représentent un poids significatif dans l’économie de l’ile. Chaque année, sur la partie hollandaise, pas moins de 400 marins viennent ici chercher (et trouver) un embarquement pour la saison sur des bateaux dédiés aux excursions ou sur yachts luxueux.

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Le fort Saint-Louis offre une vue imprenable sur la marina et le mouillage de Marigot.

Mariane Aimar

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